Déjà ? Mais nous commencions à peine à y prendre goût ... Enfin, heureusement, il y a le plaisir de vous revoir au bout du voyage !
Un peu après la fameuse course-poursuite avec l´orage (perdue de justesse; cfr épisode précédent), nous sommes arrivés à Séville, où nous avons flâné un peu: cathédrale et giralda, chocolate con churros, bars flamenco (on était déjà aficionados avant de partir), marchés de Noël sous les orangers enguirlandés.
Après quelques jours, nous avons repris une dernière fois la route pour l'extrême sud de l'Espagne: Tarifa, où se rencontrent l'océan atlantique et la mer méditerrannée, et d'où l'on distingue les côtes africaines.
Sur la route, nous sommes passés à Jerez de la Frontera, Cadiz, Paterna de Riviera, Vejer de la Frontera, Tarifa, puis finalement Algeciras.
Vejer de la Frontera
Nous pédalions dans le delta du Rio Guadalquivir. De fortes pluies et des rafales de vent ayant provoqué la montée des eaux, il nous était impossible de planter la tente et nous avons préféré gagner de petits villages pour la nuit.
Nous y avons vécu des instants parmi les plus chaleureux de notre voyage: sans demande aucune de notre part, on bravait la pluie pour nous proposer de partager le repas, puis l'on nous invitait à rester pour la nuit.
Le lendemain, on nous faisait revivre, tous costumes dehors, une ancienne carrière de torero; on nous chargeait d'oranges et de lait pour la route et l'on nous rappelait que, toujours, la porte nous resterait ouverte !
Pour la suite du voyage (en train cette fois), nous faisons quelques détours sur le chemin de Sévilla, d'où nous reprendrons l'avion pour atterrir à Bruselas en tout début de semaine.
Tarifa. Au loin, les côtes marocaines