vendredi 31 décembre 2010

Merci à vous

qui avez klaxonné pour nous saluer sur la route ;

qui avez voulu savoir qui on était ;

qui nous avez ouvert la porte, pour partager le thé, le café, la soupe, le repas ou le gîte ;


et à vous tous, qui avez rêvé avec nous



Pour d'autres que nous avons croisés, l'aventure continue:

http://www.fissauce.blogspot.com

http://www.400daysbybike.be/fr/blog.htm


mardi 14 décembre 2010

Tarifa, la fin du voyage à vélo

Déjà ? Mais nous commencions à peine à y prendre goût ... Enfin, heureusement, il y a le plaisir de vous revoir au bout du voyage !


Un peu après la fameuse course-poursuite avec l´orage (perdue de justesse; cfr épisode précédent), nous sommes arrivés à Séville, où nous avons flâné un peu: cathédrale et giralda, chocolate con churros, bars flamenco (on était déjà aficionados avant de partir), marchés de Noël sous les orangers enguirlandés.

Après quelques jours, nous avons repris une dernière fois la route pour l'extrême sud de l'Espagne: Tarifa, où se rencontrent l'océan atlantique et la mer méditerrannée, et d'où l'on distingue les côtes africaines.
Sur la route, nous sommes passés à Jerez de la Frontera, Cadiz, Paterna de Riviera, Vejer de la Frontera, Tarifa, puis finalement Algeciras.
Vejer de la Frontera
Nous pédalions dans le delta du Rio Guadalquivir. De fortes pluies et des rafales de vent ayant provoqué la montée des eaux, il nous était impossible de planter la tente et nous avons préféré gagner de petits villages pour la nuit.
Nous y avons vécu des instants parmi les plus chaleureux de notre voyage: sans demande aucune de notre part, on bravait la pluie pour nous proposer de partager le repas, puis l'on nous invitait à rester pour la nuit.
Le lendemain, on nous faisait revivre, tous costumes dehors, une ancienne carrière de torero; on nous chargeait d'oranges et de lait pour la route et l'on nous rappelait que, toujours, la porte nous resterait ouverte !
Pour la suite du voyage (en train cette fois), nous faisons quelques détours sur le chemin de Sévilla, d'où nous reprendrons l'avion pour atterrir à Bruselas en tout début de semaine.
Tarifa. Au loin, les côtes marocaines

dimanche 5 décembre 2010

Andalousie, nous nous souviendrons ...


La journée avait pourtant bien commencé, par un petit bain de soleil de 1er décembre.


Très vite cependant, alors que celui-ci brillait toujours, nous avions entendu au loin un sourd bourdonnement: "Un de ces avions de chasse passant le mur du son", nous étions-nous dit...

Malheureusement, une rafale de vent soudaine (poussant Adrien à remettre le T-shirt) devait bien vite nous suggérer que, peut-être, nous ne profiterions plus longtemps de ces belles conditions climatiques.

En effet, à peine en selle, nous comprenions que c'était aujourd'hui qu'il nous faudrait donner le meilleur de nos petits mollets, si consciencieusement façonnés durant ces longs mois de voyage.

Un vieux moine tibétain de nos amis nous avait dit un jour: "Sophie, Adrien, ne luttez pas contre le vent, cela pourrait se retourner contre vous!" (D'autres ont, par la suite, rendu sa formule moins élégante)



Ce sont donc ses conseils avisés que nous nous efforcions d'appliquer au mieux, tandis que, vent dans le dos, nous filions, la mine déconfite, pour essayer d'échapper à la tempête, ou tout au moins de trouver refuger dans le village d'Almonte avant que celle-ci n'éclate.



L'histoire voulut cependant que nos efforts ne soient pas suffisants et que nous n'ayions bientôt plus, comme ultime issue, que de nous arrêter sur le bas côté de la route, d'enfiler au plus vite nos habits de pluie, et de tourner la tête dans le sens opposé à celui du vent (Un triste hasard avait de surcroît voulu que, le matin même, nous confondions nos protections de chaussures contre la pluie (ceci ne posa un problème de taille que dans un sens ...)



Très vite, cependant, le soleil devait briller à nouveau, au moins sur nos visages...