dimanche 26 septembre 2010

Une nuit, entre ciel et terre

Salins de Giraud, 18 heures.

Nous prenons congé de la patronne du Musée du Sel, avec laquelle nous discutions d'une piste, en bord de mer, pour rejoindre les Saintes-Maries de la Mer, situées à 25 km à vol d'oiseau.

Si nous voulons y arriver avant la nuit, il nous faut pédaler sans tarder.



Bien vite, cependant, notre beau projet ne paraît plus très réaliste: la rencontre d'un cyclo canadien en route pour le Moyen-Orient, et les conseils, peu judicieux, de touristes qui inventent les portions de route qu'ils ne connaissent pas, font que nous n'atteignons le début des digues qu'à la nuit tombante.

La route n'offrant aucun recoin où dresser notre tente, nous décidons de nous engager sur ces étroites bandes de terre, parfois distantes de la côte d'une dizaine de kilomètres, au milieu de ces vastes étendues d'eau.



Et là, en un instant, l'ambiance devient incroyable: le coucher de soleil enflamme de rouge et de jaune toute l'étendue liquide et nous sommes assaillis par les ombres et les cris, tous différents, d'innombrables oiseaux.



Cependant, nous ne pouvons nous attarder: la nuit tombe vite et nous ne verrons bientôt plus notre chemin.

En plus, le vent se lève!
Nous envisageons alors de presser l'allure et de tenter de rejoindre un vieux phare sans lumière, dont l'ombre se dresse au milieu de l'étendue, probablement à une dizaine de kilomètres.


Bien vite, il n'y a plus de lumière du soleil. Heureusement, la lune, presque pleine, prend le relais.

Changeant notre direction au gré des digues perpendiculaires, nous sommes soudain surpris d'apercevoir, surgissant de nulle part, un vieux mobil-home, d'où s'échappe, dans notre direction, la petite lumière d'une lampe frontale: c'est Pablo (un jeune homme catalan, d'une trentaine d'années).
Comme nous tentons de dresser notre toile à l'abri de son engin, Pablo nous apporte 2 tasses de soupe, brûlantes, et tellement agréables à cet instant. C'est maintenant la magie d'une rencontre.

Un peu plus tard, alors que nous avions regagné nos appartements (et décliné l'invitation de Pablo de partager le sien), le vent redouble d'intensité. Craignant la déchirure de notre toile, nous n'avons d'autre solution que de décrocher celle-ci, qui flottera sur nos têtes jusqu'à l'aube.





Au matin, le décor nous laissait sans voix.



Et nous prenions, tous trois, à vélo, la direction des Saintes-Maries.

mercredi 22 septembre 2010

A une prochaine, Italie - Bonjour, France

Nous revoici, quelques collines plus tard.

Après San Gimignano, FLORENCE et Pise, nous avons fait nos adieux à la Toscane et avons rejoint le littoral (d'abord très sauvage, puis ultra "privatisé"),


que nous avons suivi jusqu'aux Cinq Terres (Ligurie).

Décor de montagnes abruptes, aménagées depuis 1000 ans en plateaux pour la culture, se terminant par 5 petits villages très colorés en bord de mer.


Nous avons ensuite pris le train pour Aubagne (court arrêt pour correspondance à Nice)


d'où nous avons rejoint Trets, pour un petit bonjour surprise à Nadine et Jacques (Tante et Oncle de Sophie). Un super moment...

Ici, Jacques et Sophie, dans les ruines d'une maison du 19ème, découverte par hasard dans la propriété.


Aujourd'hui, nous sommes à Aix-en-Provence et nous dirigeons vers le delta du Rhône.

jeudi 9 septembre 2010

Bagni di Petriolo et Sienna

Ahhhh, notre premier bain chaud depuis le debut du voyage.

Et en plus, nous n'en demandions pas tant, temperature reglable grace a plusieurs petits barrages successifs...


(L'odeur de soufre ne nous a, par contre, quitte que 2 savons plus tard)


De Sienne, au moins 2 choses sympas: la grand place ou les gens se couchent et prennent le temps de vivre et l'impressionnante cathedrale Sainte-Marie.



lundi 6 septembre 2010

Umbria et Toscana

Apres notre arrivee en italie, nous avons roule vers Assisi. La ferveur religieuse des touristes et le choix de vie de certains pelerins pieds nus, vetus d'une simple toge, sur les traces du 1er "peace and love", nous ont un peu surpris.

Le soir venu, la place s'est videe de ses fervents, pour la musique de Nina Zilli.

La nuit suivante, a Perugia, c'etait une ambiance plus jazzy. Quitter la ville et ses faubourgs, de nuit, fut un veritable casse-tete labyrinthique.

Apres une nuit sous les oliviers, nous arrivions samedi matin au "bourdonnant" Lago Trasimeno, ou nous sommes restes pour nous reposer jusqu'au lendemain.

Nous sommes actuellement en Toscane,tres en relief, mais ou les vieilles pierres apparaissent les unes apres les autres.


A Pienza, c'etait la fete du fromage.


Nous avons dormi un peu en contrebas de la ville, pres de vieilles ruines.


Dans l'immediat, nous sommes a San Quirico, que nous quitterons tout a l'heure pour Bagni di Petriolo, des thermes renseignes par Francesco, cyclo rencontre en Slovenie.





viva ITALIA